Adèle Léon, physicienne, le 21 juin 2024

« Exploration de l’Univers – les recherches actuelles »

par Adèle Léon, post-doctorante au CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique), à Grenoble

Témoignage de la naissance de l’Univers, le fond diffus cosmologique (FDC) cristallise la curiosité des astrophysiciens depuis des dizaines d’années. Après sa découverte expérimentale en 1964, les missions spatiales se succèdent et nécessitent la collaboration de centaines de chercheurs du monde entier. Ces derniers mettent au point et assemblent des bijoux technologiques : détecteurs ultra-précis, chaines cryogéniques atteignant le subkelvin et générateurs thermoélectriques à radio-isotopes. Avec comme fil rouge la mission japonaise LiteBIRD dont le satellite devrait décoller en 2029, je vous partagerai mon expérience quant aux défis à relever concernant le dimensionnement et le design d’un cryoréfrigérateur 100 mK et quant aux verrous liés au fonctionnement d’un générateur thermoélectrique.

VENDREDI 21 JUIN 2024, 10h15, amphi Vauban

The Shifters, le 6 juin 2024

« Climat / énergie » par les Shifters, Brest

1ère partie : « Le dérèglement climatique va affecter votre job ! » par les Shifters de Brest
L’accord de Paris 2015 sur le climat prévoit de maintenir une élévation de la température moyenne mondiale en dessous de 2 °C (par rapport à la pré révolution industrielle) d’ici la fin du siècle.
Avec un monde construit sur l’utilisation des énergies fossiles, l’accumulation des gaz à effet de serre contribuera, si on continue ainsi, à une élévation de température de + 3°C à +5 °C dépassant le point de bascule de manière irréversible. La contrainte climat nécessite de modifier immédiatement et globalement l’économie pour la décarboner.
En tant que futur() ingénieur(), le choix d’une entreprise et la durabilité au sein de celle-ci se réfléchit au regard de sa RSE (responsabilité sociétale et environnementale), élément crucial de sa stratégie commerciale.
L’entreprise contribue au changement climatique mais contribue aussi à le solutionner !

2ème partie : « intervention du directeur du développement territorial Bretagne EDF » pour un retour d’expérience sur la décarbonation en industrie.
La mise en place d’actions concrètes pour réduire la consommation électrique et gaz d’une laiterie et donc son impact 2 (récupération de la chaleur perdue lors de la production de froid dans un réseau de chaleur, utilisation de la biomasse ou PAC dans la zone de lavage de production de chaud en substitution du gaz, installation d’une
centrale photovoltaïque en toiture) invite l’étudiant à garder à l’esprit une démarche interrogative et critique dans les défis à relever de son futur métier.

LUNDI 10 JUIN 2024, 14h, amphi Vauban

Jean-Christophe Fichou, géographe, le 5 décembre 2023

« Le bateau de commerce, instrument de la mondialisation »

Jean Christophe Fichou2par Jean-Christophe Fichou, professeur de géographie honoraire en CPGE

Dans le cadre du programme d’Histoire Contemporaine pour le concours des ENS 2024 (« Les mondialisations (des années 1880 aux années 1930) »), Jean-Christophe Fichou, professeur de Géographie honoraire en C.P.G.E. littéraires au lycée La Pérouse – Kerichen, donnera une conférence sur « Le bateau de commerce, instrument de la mondialisation » dans l’amphithéâtre du lycée Vauban le Mardi 5 Décembre de 16 h à 18 h. Public concerné : les classes de K1 et K2 et tous les professeurs intéressés.

MARDI 05 DECEMBRE 2023, 16h, amphi Vauban

The Shifters, le 15 mai 2023

« Homo-Sapiens – CO2 : les liaisons dangereuses » par les Shifters, Brest

Participant à l’effet de serre naturel, le CO2 permet à Homo sapiens de vivre confortablement à la surface de la Terre. Depuis la révolution industrielle de 1850, le rythme de production du CO2 dû aux activités humaines est ultrarapide +1,1 ° aujourd’hui, avec des effets perceptibles (inondations, incendies, sécheresse…) ne laissant pas à la Nature le temps de s’adapter. Alors Homo sapiens, comment tu enlèves l’excès de CO2 ?
L’équation PIB ↔ énergie ↔ CO2 doit être prise dans l’autre sens pour respecter les Accords de Paris (+1,5° à 2 ° en 2100). Notre empreinte carbone annuelle doit passer de 8 t CO2/an à 2 t CO2/an. Comment diminuer son impact sur le climat ?
Une conférence interactive pour prendre conscience de la vitesse du changement climatique, déclencher des actions en tant qu’individu mais aussi en parallèle en tant que futur ingénieur au sein de son entreprise.

LUNDI 15 MAI 2023, 14h, amphi Vauban

Jean-Christophe Fichou, géographe, le 29 novembre 2022

« Les luttes sociales à Douarnenez »

Jean Christophe Fichou2par Jean-Christophe Fichou, professeur de géographie honoraire en CPGE

Dans le cadre du programme d’Histoire Contemporaine pour le concours des ENS 2023 (« Mouvements protestataires et luttes populaires en France (1831-1968) »), Jean-Christophe Fichou, professeur de Géographie honoraire en C.P.G.E. littéraires au lycée La Pérouse – Kerichen, donnera une conférence sur « Les luttes sociales à Douarnenez » dans l’amphithéâtre du lycée Vauban le Mardi 29 Novembre de 16 h à 18 h. Public concerné : les classes de K1 et K2 et tous les professeurs intéressés.

MARDI 29 NOVEMBRE 2022, 16h, amphi Vauban

Florent Blanchard, historien, le 19 novembre 2021

« Les colonnes de Jupiter et le panthéon gallo-romain »

par Florent Blanchard, docteur en histoire antique, Université de Bretagne Occidentale

VENDREDI 19 NOVEMBRE 2021, 13h, amphi Vauban

Cette conférence claire et passionnante s’adressait aux lycéens du cours de culture antique du lycée La Pérouse-Kerichen et aux étudiants de LS2. Même si les Gaulois avaient leurs propres dieux (Teutates ou Edus), ils honoraient également les dieux romains tels que Mercure (assimilé au dieu le plus important du Panthéon gaulois), Hermès ou Apollon. Les lycéens ont été surpris d’apprendre que l’espace sacré pouvait être uniquement défini par l’aire périphérique de la colonne comme dans le cas du pilier de Maastricht par exemple. D’autre part, ils ont découvert que les attributs de Jupiter sur les colonnes découvertes au XIXème siècle en Bretagne ne sont pas seulement constitués de la barbe ou d’un cheval mais aussi de la roue ou du serpent. Sa dimension militaire est également bien marquée.

La découverte du Pilier de Nimègue (en 1980) qui représente l’empereur Tibère en togatus, une patère à la main droite et un couteau d’offrande à la main gauche, démontre que les piliers votifs ne sont pas seulement consacrés au culte jovien, comme la tradition, née en 1711 avec la découverte du pilier des Nautes, pouvait le laisser croire. L’inscription latine qui y figure tend à relier Tibère à Jupiter.

Fabien Bièvre-Perrin, historien, le 12 février 2020

« Imaginaires de l’Antiquité grecque
dans Assassin’s Creed Odyssey
« 

par Fabien Bièvre-Perrin, postdoc, LabexMed, Aix-Marseille Université

MERCREDI 12 FEVRIER 2020, 10h30, amphi Vauban

Sorti en 2018, le jeu vidéo Assassin’s Creed Odyssey développé par
Ubisoft se déroule dans la Grèce du Ve siècle av. J.C. Combinant une volonté
de fiabilité historique et un usage des nombreux imaginaires contemporains et
passés, le jeu propose une carte postale fantasmée de l’Athènes antique compatible avec les goûts actuels et certaines avancées scientifiques récentes. Que
nous apprend ce jeu du rapport actuel à l’Antiquité ?

Gabriel Le Doudic, physicien, le 10 février 2020

« L’écoulement Marangoni : observation, étude, instabilités »

par Gabriel Le Doudic, doctorant, Université de Paris

LUNDI 10 FEVRIER, 14h, amphi LESVEN

GLeDoudicPrenez un bol assez large, remplissez-le d’eau, saupoudrez la surface de l’eau de poivre moulu et déposez délicatement une goutte de savon liquide au milieu de la surface du bol d’eau. Qu’observez-vous ? L’écoulement qui est généré lors de cette action est appelé écoulement de Marangoni.

Le savon liquide est composé, entre autres, de tensioactifs qui ont la capacité de diminuer localement la tension de surface des liquides. L’ajout d’une solution de tensioactifs solubles à la surface d’un bassin d’eau génère ainsi une différence de tension de surface à l’interface entre l’eau et l’air ; c’est ce gradient de tension de surface qui crée l’écoulement de Marangoni. Lors de l’injection de la solution de tensioactifs solubles avec un débit constant dans l’eau, un écoulement quasi-stationnaire de taille finie est créé. Cette taille finie résulte de la compétition entre le transport de ces molécules par l’écoulement de surface et leur diffusion dans le bassin d’eau.

écoulementDe plus, on peut voir apparaître une structure et une dynamique de l’écoulement surprenante : des tourbillons autour de l’écoulement de Marangoni sont produits. Je vous propose donc de chercher à comprendre comment ces structures tourbillonnaires sont générées.

Claire Patoyt, le 4 juin 2019

« Exploration d’une poétique de l’oblique dans la poésie d’Emily Dickinson »

par Claire Patoyt, enseignante en CPGE au lycée Faidherbe à Lille, auteure d’une thèse sur Emily Dickinson et la traduction française de ses poèmes, université Paris-Diderot

Dire la Vérité par l’oblique: cette exhortation sous-tend l’écriture d’Emily Dickinson
qui sonde et interroge, par le biais d’une énonciation volontiers métaphorique et souvent
énigmatique, des concepts philosophiques, des aspects du dogme calviniste ou encore les tourments d’une âme taraudée par le doute religieux ou sidérée par une angoisse
protéiforme. Les poèmes apparaissent alors comme des expériences de pensée mettant la voix poétique aux prises avec un objet qu’elle tente de circonscrire mais qui souvent lui échappe, de sorte que le lecteur est mis au défi de déchiffrer l’insaisissable.

Lire la suite

Loïc Marrec, physicien, le 4 mars 2019

« Évolution de la résistance aux antimicrobiens »

par Loïc Marrec, doctorant au laboratoire Jean-Perrin, Sciences Sorbonne Université, CNRS

Loïc MarrecAncien élève de PCSI/PC des lycées Vauban et La Pérouse  Kerichen, passé par le Magistère de physique d’Orsay, Loïc Marrec est actuellement en thèse, il utilise des méthodes de physique statistique pour modéliser la prolifération de certaines bactéries.

LUNDI 4 MARS 2019 , 10h, amphi Vauban

Fabien Ferry, philosophe des sciences, le 28 février 2019

Jeudi 28 février à 10h : « Le B.A.-BA de l’IA », amphi Vauban
Conférence pour les étudiants de CPGE du pôle.
Entrée libre pour les personnels dans la limite des places disponibles.

Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ? Une science de la nature ? Une science appliquée ? Une ingénierie ? Je présenterai une conception technologique de l’intelligence artificielle (IA) qui montre en quoi il s’agit d’une discipline au croisement de la science, de la technique et de la philosophie. L’objectif de mon propos sera de montrer comment cette approche permet d’articuler les sciences de la nature aux sciences de la culture, à travers un programme technologique qui permet d’enrichir notre compréhension de l’IA comme phénomène anthropologique.

Par Fabien Ferry, philosophe des sciences, Ingénieur d’études à l’Université de Franche-Comté

Yael Nazé, astrophysicienne, le 30 janvier 2019

Mercredi 30 janvier, amphi Vauban

à 10h : « Évolution des idées en astronomie : mesurer les distances »

à 13h : « Aller sur la Lune »

Yaël NazéSpécialiste des étoiles massives, récompensée plusieurs fois pour ses actions de vulgarisation scientifiques, Yaël Nazé est astrophysicienne au « Liège Space Research Institute » de l’université de Liège.

 

Antoine Moreau, physicien, le 5 juin 2018

« L’émergence des structures photoniques dans la nature : un problème d’optimisation »

MARDI 5 JUIN 2018, 10h, amphi VAUBAN

moreau papillon

Dans la nature, particulièrement sur le dos ou les ailes des insectes, on trouve énormément de structures nanométriques dont le but est de réaliser une fonction optique – comme réfléchir, absorber ou disperser la lumière. Ces structures sont régulières, et même particulièrement élégantes. On comprend très bien leur fonction aujourd’hui, au point de savoir simuler numériquement leur réponse. On peut donc prédire les propriétés optiques d’une architecture donnée. Pour aller plus loin, on peut se demander si ces structures sont optimales – si elles sont bien la meilleure façon de réaliser une fonction optique désirée. Après tout, la régularité peut être due au procédé de fabrication. Nous avons récemment réussi à retrouver les structures photoniques les plus emblématiques par optimisation – ce qui permet de tirer tout un tas de conclusions ayant trait aussi bien à la physique qu’à l’informatique ou à la biologie.

Par Antoine Moreau, Maître de Conférences à l’Université Clermont-AuvergneAntoine Moreau

Christophe Lavelle, biophysicien, le 18 mai 2018

« Quelques bases de gastronomie moléculaire (précédée d’une pincée de mécanique des génomes) »

VENDREDI 18 MAI 2018, 10h, amphi VAUBAN

Lavelle sorbet

Lavelle bulle Soufflé qui monte, lait qui mousse, sauce qui épaissit, flan qui prend : la cuisine, ou « art de transformer les mets », nous montre quantité de phénomènes plus ou moins mystérieux, que la science nous aide à mieux comprendre, et donc à mieux maîtriser. Cette conférence sera l’occasion de décortiquer ensemble quelques plats.

Note : en apéritif, seront servies quelques notions de mécanique des génomes, sujet tout aussi fondamental…

Lavelle génome

Christophe LavelleChristophe Lavelle est biophysicien et épigénéticien, chercheur au CNRS et au Muséum National d’Histoire Naturelle, à Paris. Spécialiste, d’une part, de biophysique cellulaire, et d’autre part, de gastronomie moléculaire, il enseigne l’épigénétique et la physico-chimie culinaire au sein de nombreuses universités et donne régulièrement des conférences auprès du grand public et des professionnels (chefs, formateurs, ingénieurs). Il est également  co-responsable du réseau PALIM (Patrimoines alimentaires) de Sorbonne Universités, co-fondateur du FoodLab 2.0 (http://food20.fr) et formateur à l’ESPE pour les professeurs de cuisine. Il a récemment publié « Toute la chimie qu’il faut savoir pour devenir un chef » (Flammarion, 2017).

Email: christophe.lavelle@mnhn.fr

Web: http://sites.google.com/site/christophelavelle (perso) / http://food20.fr (food lab).

Valérie Marchi, chimiste, le 1er février 2018

« Des propriétés singulières de l’or et des semi-conducteurs émergeants à l’échelle du nano ? »

par Valérie Marchi, Institut de Sciences Chimiques de Rennes, Université de Rennes 1

JEUDI 1er FEVRIER 2018, 14h, amphi Vauban

Marchi tubes 2Exploiter les propriétés extraordinaires de la matière à l’échelle nanométrique consitue une réalité dans le monde qui nous entoure. Les nanoparticules notamment ont pris une place importante dans de nombreux secteurs d’activités. Grâce à leur couleur, leur stabilité chimique et leur biocompatibilité, les nanoparticules d’or connaissent un essor considérable et constituent des nanomatériaux prometteurs pour des applications en cancérologie où elles agissent comme des nanosources de chaleur et en catalyse où elles accélèrent prodigieusement certaines réactions comme la combustion du monoxyde de carbone.

Marchi tubes 1Grâce à leurs propriétés optiques exceptionnelles, les nanoparticules d’or tout comme les nanoparticules semi-conductrices (de type quantum dots) sont utilisées pour le marquage, la détection et le suivi temporel de protéines individuelles. Ces applications multidisciplinaires seront illustrées par des exemples concrets.

marchiValérie Marchi a pour thèmes de recherches la synthèse, la chimie de surface et l’auto-assemblage de nanoparticules utilisées dans l’imagerie biologique et la préparation de matériaux nanostructurés pour l’optique, la biocatalyse et la bioanalyse.

Thomas Le Reun, physicien, le 20 décembre 2017

« La mécanique des fluides à l’échelle des planètes : turbulence, marées et expériences en laboratoire »

par Thomas Le Reun, doctorant à l’irphé, institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre (Marseille)

MERCREDI 20 DECEMBRE 2017, 13h, amphi Vaubanphoto Thomas Le Reun

La plupart des planètes et satellites rocheux du système solaire sont entourées d’un champ magnétique. C’est le cas de la Terre, mais aussi de Ganymède, Mercure, ou encore la Lune et Mars dans leur premier milliard d’années. Ces champs magnétiques sont produits par des mouvements complexes de fer en fusion dans les noyaux de ces corps, loin sous leur surface. Comment sont-ils créés ? À quoi ressemblent-ils ? Aucune observation directe n’étant possible, les géophysicien-nes doivent procéder à des modélisations numériques ou expérimentales pour tester leurs hypothèses.

photo conf Thomas Le ReunDans cette conférence, je montrerai que les forces de marées induites par l’attraction gravitationnelle d’un corps voisin sont susceptibles d’agiter le noyau liquide d’une planète, engendrant ainsi un champ magnétique. Je m’appuierai pour cela sur les expériences que je réalise actuellement à l’IRPHÉ à Marseille. Ce sera l’occasion d’introduire les notions d’instabilité et de résonance, mais aussi de voir à quel point les mouvements de fluides géophysiques peuvent être complexes et difficiles à modéliser.

Hélène Harter, historienne, le 7 décembre 2017

« L’entrée des USA dans la première guerre mondiale »

par Hélène Harter, Professeur d’Histoire contemporaine, Université de Rennes 2

JEUDI 7 DECEMBRE 2017, 16h, amphi Vauban

Au début du mois d’août 1914, le président Wilson annonce la neutralité de son pays. Les Américains ne souhaitent pas être acteurs de la guerre qui vient de se déclarer. Ils la considèrent comme une guerre européenne. Ils partagent le point de vue de l’ancien président Roosevelt : « Nous tous, sur ce continent, devrions apprécier la chance que nous avons de demeurer étrangers à cette haine si profonde entre les puissances du Vieux Monde ».
Trente deux mois plus tard, le 6 avril 1917, les Etats-Unis font cependant le choix d’entrer en guerre à leur tour. C’est le début pour eux d’une guerre outre-mer qui remet en question leur rapport au monde, à leur environnement proche dans les Amériques, mais aussi de manière plus profonde avec l’Europe, d’une guerre qui conduit à repenser les cadres de la doctrine Monroe et avec elle les fondements de la politique étrangère américaine.
Il s’agira donc de comprendre pourquoi les Etats-Unis changent de paradigme géopolitique mais également de mettre en évidence les difficultés du processus.
Pour ce faire nous envisagerons aussi bien le temps de la neutralité que de la belligérance, celui de la guerre comme celui de la construction de la paix, Wilson souhaitant à la fois gagner la guerre et gagner la paix.

Slobodan Despot, le 29 septembre 2017

« Le corps, la peur et la guerre identitaire »

VENDREDI 29 SEPTEMBRE 2017, 14h, amphi VAUBAN

Slobodan Despot est un écrivain suisse francophone d’origine serbo-croate. S’il est de passage à Brest pour la parution de son second roman consacré au risque nucléaire militaire, il s’est déjà signalé naguère avec un bref premier roman, Le Miel, qui a eu les honneurs de la critique et qui raconte le périple d’un fils serbe, muni d’un incertain passeport humanitaire onusien, allant « récupérer » en Krajina, enclave serbe en zone croate, son vieux père apiculteur qui, parti soigner ses ruches dans la montagne, échappe seul au « nettoyage ethnique » de son village par l’armée croate, une armée soutenue diplomatiquement et logistiquement par les forces de l’OTAN et par l’Union Européenne. Le roman est à la fois un roman du père et du fils, un roman d’introspection et de réflexion sur l’âme serbe, un roman historique sur le délitement de la Yougoslavie, un road-movie, et une variation analytique sur le thème de la peur en situation conflit ethnique.

Slobodan Despot
C’est pour parler de cette question, si finement explorée dans le roman, du rapport entre le corps, la peur et la guerre identitaire, que Slobodan Despot vient rencontrer les élèves de classes prépa économiques. Il abordera aussi les questions de géo-politique balkanique, dont il est un des analystes célèbres sur la scène médiatique actuelle.
La conférence-questions est ouverte à tous, élèves et enseignants, dans la limite des places disponibles, et accueille aussi quelques élèves de BTS du lycée Lesven.

Bernard Valeur et Elisabeth Bardez, les 19 et 20 septembre 2017

Mardi 19 septembre à 20h30 : « La lumière et la vie…et le monde aquatique », auditorium Marion Dufresnes à Océanopolis, entrée libre.

La vie tire parti de la lumière via la photosynthèse, indispensable au développement des organismes vivants. En milieu marin, les micro-organismes photosynthétiques, responsables de l’oxygénation de notre planète il y a 2,3 milliards d’années, produisent encore 50 % de l’oxygène respiré et sont les artisans de la séquestration du carbone dans les fonds océaniques. Quant aux animaux aquatiques, l’adaptation de leurs fonctions vitales à la lumière sera illustrée par l’extraordinaire diversité de leurs yeux, ainsi que de leurs couleurs : ternes ou vives, parfois « fluos », ou mimant celles du milieu pour se dissimuler. Et que dire, dans l’obscurité des abysses, de la fascinante bioluminescence de nombreuses d’espèces, indispensable à leur survie !

Mercredi 20 septembre à 10h : « Quand la matière se fait source de lumière », amphi Vauban
Conférence pour les étudiants de CPGE du pôle.
Entrée libre pour les personnels dans la limite des places disponibles.

Incandescence et luminescences. Fluorescence et électroluminescence. Applications, LED et OLED en particulier…

Par Bernard Valeur, physicochimiste, professeur honoraire du conservatoire des arts et métiers (CNAM, Paris),

et Elisabeth Bardez, physicochimiste, professeur honoraire des Universités

 

Christophe Lavelle, biophysicien, le 23 janvier 2017

« Transformer la matière…culinaire »

lundi 23 janvier 2017, 10h, amphi lesven

Soufflé qui monte, lait qui mousse, sauce qui épaissit, flan qui prend et cidre qui fermente : la cuisine, ou « art de transformer les mets », nous montre quantité de phénomènes plus ou moins mystérieux, que la science nous aide à mieux comprendre, et donc… mieux maîtriser ! Des propriétés des ingrédients jusqu’à leur transformation en cuisine, de la physiologie du goût jusqu’à la nutrition, la chimie, la physique et la biologie nous éclairent sur les mécanismes à l’œuvre à l’échelle moléculaire dans toutes les étapes de notre alimentation.

Christophe Lavelle est biophysicien, chercheur au CNRS et au Muséum National d’Histoire Naturelle, à Paris. Spécialiste de la physico-chimie cellulaire et culinaire, il enseigne l’épigénétique et la gastronomie moléculaire au sein de nombreuses universités et donne régulièrement des conférences auprès du grand public et des professionnels de l’alimentation. Il est également  co-fondateur du FoodLab 2.0 (http://food20.fr) et formateur à l’ESPE pour les professeurs de cuisine.

Vincent Gripon, le 25 novembre 2016

Vendredi 25 novembre à 10h : « Intelligence Artificielle et Neurosciences Informationnelles », amphi Vauban
Conférence pour les étudiants de CPGE du pôle.
Entrée libre pour les personnels dans la limite des places disponibles.

« Au début de cette année, la première victoire d’un programme d’intelligence artificielle (IA) face à un joueur professionnel de Go a marqué les esprits. Cependant, si on tient compte des centaines de millions de parties ayant préalablement dû alimenter les milliers de processeurs de la machine, peut-on vraiment parler d’intelligence ? De nombreux problèmes à la portée d’enfants de dix ans demeurent aujourd’hui sans solveur. Pour aller vers une véritable intelligence artificielle raisonnable et créatrice, il semble nécessaire de changer de paradigme et il n’existe qu’un seul modèle duquel s’inspirer : notre cerveau. Le cortex n’est pas seulement capable de calculer pour anticiper, il est particulièrement efficace quand il s’agit d’indexer, de rechercher et de croiser de l’information dans des mémoires à très grande capacité. Dans cette conférence, nous montrons comment l’utilisation de quelques principes issus des neurosciences (parcimonie, compétition, modularité,…) et de la théorie de l’information (codage, redondance, communication,…) permet de concevoir des mémoires connexionnistes avec une efficacité optimale »

Chercheur à Télécom Bretagne, Vincent Gripon travaille sur la théorie des graphes, la théorie de l’information, les réseaux de neurones formels et les nouvelles voies de l’intelligence artificielle.

Yael Nazé, les 5 et 6 octobre 2016

Mercredi 5 octobre à 20h30 : « L’astronomie des Anciens », auditorium Marion Dufresnes à Océanopolis, entrée libre.

CaracolL’astronomie n’est pas née d’hier et, même si les progrès ont été prodigieux ces dernières années, il faut toujours connaître les origines pour mieux comprendre la situation actuelle. Au début, partout dans le monde, nos ancêtres levèrent les yeux vers les astres et tentèrent de les comprendre en élaborant diverses histoires simples, les mythes. Très vite, les anciens allèrent plus loin, et l’on retrouve les prémices d’une véritable Science dans leurs écrits – un balbutiement qui forgea la science moderne. Au fil des pages, vous découvrirez ainsi notre héritage astronomique sous toutes ses facettes, surtout les moins connues : les mythes primitifs, l’orientation des mégalithes, le savoir égyptien, le ciel de Babylone, la méticulosité chinoise, les cosmogonies maya et inca, les étoiles-guides polynésiennes, etc. Non, il ne faut pas croire que les anciens ne pensaient pas – leurs observations sont même encore utiles à l’astronome d’aujourd’hui.

Le film de la conférence

Jeudi 6 octobre à 10h : « Les couleurs de l’Univers », amphi Vauban
Conférence pour les étudiants de CPGE du pôle.
Entrée libre pour les personnels dans la limite des places disponibles.

soleilJe vous invite à pénétrer dans les endroits les plus secrets de l’Univers, ceux que vous ne pouvez pas voir à l’oeil…
La lumière : ce concept nous semble familier, et pourtant il recèle des secrets insoupçonnés ! Ainsi, l’immensité du spectre électromagnétique n’a commencé à se dévoiler qu’il y a 200 ans, avec la conquête du rayonnement infrarouge. Ces cinquante dernières années, la découverte de ces nouvelles « couleurs » a provoqué une révolution en astronomie, révélant ainsi un rayonnement de fond mystérieux, d’étranges astres pulsants, des galaxies très actives,… Venez découvrir à quoi ressemble la voûte céleste dans les domaines gamma, X, ultraviolet, infrarouge et radio !

Yaël NazéSpécialiste des étoiles massives, récompensée plusieurs fois pour ses actions de vulgarisation scientifiques, Yaël Nazé est astrophysicienne au « Liège Space Research Institute » de l’université de Liège.

 

Alexandra Gigante, chimiste, le 23 février 2016

« Développements et innovations dans l’industrie chimique »

Alexandra Gigantepar Alexandra Gigante, chimiste, enseignante à l’ENSIC Nancy

MARDI 23 FEVRIER 2016, 16h, amphi Vauban

La fabrication d’un produit pur ou formulé requiert généralement plusieurs étapes (mélange, réactions, séparation…) dans des conditions de température et de pression bien définies. A l’échelle du laboratoire, la mise en œuvre de ces étapes est facilitée en raison de la faible quantité de matières premières et de produits.

A l’échelle industrielle, la préoccupation majeure est de limiter les coûts de production. Cela passe par une optimisation des rendements et des consommations énergétiques. A cela s’ajoutent bien évidemment des contraintes liées à la qualité et au respect de l’environnement et de la sécurité. Le génie des procédés est la science qui permet d’intégrer tous ces paramètres pour concevoir, mettre en oeuvre et améliorer au quotidien les installations industrielles.

Nous nous proposons dans cette conférence de montrer aux élèves des classes préparatoires, en illustrant notre propos par un cas très concret, comment opérer la synergie entre ces sciences fondamentales que sont la chimie, la physique et les mathématiques pour aller vers les disciplines du génie des procédés (génie de la réaction chimique, procédés de séparation thermique et mécanique, mélange et transport des solides et des fluides, régulation…).…

Stéphane Le Mouélic, astrophysicien, le 10 avril 2015

« L’aventure de Philae : premières images de la surface d’une comète »

SLeMouelic_DSC4667_brpar Stéphane Le Mouélic, ingénieur de recherche CNRS, laboratoire de planétologie, Université de Nantes

VENDREDI 10 AVRIL 2015, 15h, amphi Vauban

Panorama_landing_SLMLe 12 novembre 2014, l’Agence Spatiale Européenne a réussi un défi sans précédent dans l’histoire de l’humanité : se poser après un voyage de 10 ans sur la surface d’une comète. Ces corps glacés très primitifs sont considérés comme les résidus de la matière qui a servi à construire les planètes, au début de l’histoire de notre Système Solaire il y a 4,6 milliards d’années. Certains pensent que les comètes auraient même apporté une partie de l’eau sur Terre, ainsi que des molécules organiques. Cet exposé sera l’occasion de retracer le fil des évènements de la mission Rosetta, des dernières heures avant l’atterrissage du module Philae, jusqu’à l’arrivée des premières données, après de multiples rebondissements…

Sofia Talas, historienne des sciences, le 6 février 2015

« Les leçons de la physique expérimentale du XVIIIe siècle »

par Sofia Talas, conservateur du Musée d’Histoire de la Physique, Université de Padoue, Italie

VENDREDI 6 FEVRIER 2015, 10h, amphi Vauban

C’est au cours du XVIIIe siècle que se diffusent à travers l’Europe des leçons d’un type nouveau, basées sur nombre d’expériences et de démonstrations, et des Cabinets de Physique, collections homogènes d’instruments destinés à la recherche mais surtout à l’enseignement de la physique.paraboloide musée padoue

A travers une étude de l’origine et des débuts de ces nouvelles pratiques scientifiques, qui contribuèrent à la définition même de la physique au sens moderne du terme, nous examinerons les enjeux de ces cours, leur structure, ainsi que le succès qu’ils remportèrent et leur impact effectif dans le cadre de l’histoire de la physique.

Eric Rannou, mathématicien à l’ UBO, le 19 décembre 2014

« La cristallographie géométrique : naissance, vie et mort d’une discipline scientifique »

par Eric Rannou, mathématicien, enseignant-chercheur à l’UBO

VENDREDI 19 DECEMBRE 2014, 10h, amphi VaubanEric Rannou

Dans un cabinet de curiosité jadis comme dans un muséum aujourd’hui, les cristaux fascinent. Il y a là un plaisir immédiat à s’intéresser à la cristallographie géométrique. Au-delà des beaux objets, des beaux dessins, il y a aussi un plaisir lent à goûter : celui de sentir dans toutes les caractéristiques, les particularités d’une construction humaine l’empreinte des temps qui l’ont vu naître, grandir puis décliner.

Yaël Nazé, astrophysicienne, le 15 octobre 2014

Yaël Nazé

à 10h : « Voyager dans l’espace », amphi Vauban
Conférence pour les étudiants de CPGE du pôle.
Entrée libre pour les personnels dans la limite des places disponibles.

L’aventure spatiale ne date pas d’hier. Tout a commencé avec un pigeon et des feux d’artifice. L’espace est à la fois proche – cent kilomètres à peine au dessus de nous – et presque hors de portée. En effet, ce sont cent kilomètres qu’il faut parcourir verticWan Hu s'envolealement, en bravant la loi de la gravité. Aujourd’hui, alors qu’aller fureter dans le système solaire parait presque banal, chaque départ de lanceur reste un véritable exploit technologique et humain. Comment choisir la bonne route dans un univers où tout est en mouvement et où les lignes droites n’existent pas ? Pourquoi faut-il décoller à un moment, pas à un autre ? Quel est le prix de la conquête spatiale ? Et d’ailleurs… pourquoi aller dans l’espace ?

à 20h30 : « Les femmes astronomes », auditorium Marion Dufresnes à Océanopolis, entrée libre.
Qui a découvert un nombre record de comètes et d’astéroides ? Une femme.
Qui a permis de comprendre comment est organisée la population des étoiles ? Une femme.
Qui a découvert la loi permettant d’arpenter l’Univers, a trouvé des phares dans l’espace, a compris le fonctionnement des forges stellaires et a bouleversé notre vision de l’Univers ? Encore et toujours une femme…
Pourtant, quand on doit citer un astronome « historique » au hasard, on pense le plus souvent à des hommes : Ptolémée, Galilée, Copernic ou, plus près de nous par exemple, Hubble.
Certes, au cours des siècles, les femmes n’ont guère eu accès aux sciences en général et à l’astronomie en particulier mais ce n’est pas une raison pour croire en l’absence totale de contributions de leur part ! Loin de toute forme de féminisme enragé, on suivra le parcours, parfois humoristique, de quelques scientifiques importantes qui ont par hasard en commun une même particularité : leur sexe. Et bien sûr, on parlera également de leurs découvertes, qui concernent toutes de grands thèmes de l’astrophysique contemporaine (matière sombre, pulsars, etc).

Spécialiste des étoiles massives, récompensée plusieurs fois pour ses actions de vulgarisation scientifiques, Yaël Nazé est astrophysicienne au « Liège Space Research Institute » de l’université de Liège.

affiche de la conférence

Jean-Yves Besselièvre, historien, le 5 juin 2014

« Le Château de Brest : histoire et patrimoine »

par Jean-Yves Besselièvre, historien, administrateur du Château de Brest

vendredi 5 juin 2014, 10h, amphi Vauban

JY BesselievreSpécialisé dans la valorisation du patrimoine culturel, Jean-Yves Besselièvre a travaillé en tant qu’historien aussi bien sur l’époque médiévale (Château de Trémazan) que sur les périodes modernes (fortifications de Brest et de sa région) que contemporaines (Brest durant la 2nde Guerre Mondiale). Administrateur du Musée de la Marine au château de Brest depuis 2013, il est à l’origine de la conception du plan de mise en valeur architecturale du Château de Brest (IIIe-XXe siècles) et de son application, entre autres, sous la forme de reconstitutions en images de synthèse du site, en collaboration avec Thierry Le Masson, Jean-Michel Simon et Alain Boulaire.

Jean-Yves Besslièvre a, au cours de cette intervention, retracé l’histoire du Château de Brest, particulièrement à l’époque moderne (XVe-XVIIIe siècles), puis a mis en évidence le potentiel patrimonial du site et sa mise en valeur actuelle.

William Tobin, physicien, les 15 et 16 avril 2014

William TobinWilliam Tobin, Professeur retraité, Département de Physique et Astronomie, Université Canterbury, Nouvelle Zélande.

« Les passages de Vénus : le Soleil, la mer et l’amour »

Mardi 15 avril 2014, 20h30, auditorium dufresne, Oceanopolis

Les habitants de la Terre n’ont eu que sept occasions de voir la planète errante Vénus s’aligner exactement avec le Soleil et passer lentement devant son disque comme une tache noire.   Ces rares ‘passages’ ont déclenché une activité frénétique de la part des astronomes, et de longs voyages à travers le monde.   Ils ont également inspiré les poètes, les peintres et d’autres artistes.

« Léon Foucault et la vitesse de la lumière »

Mercredi 16 avril 2014, 14h, ampi vauban

On se souvient du physicien français Léon Foucault pour sa démonstration de la rotation de la Terre au moyen d’un pendule géant en 1851.  Une décennie plus tard, il réussissait la première mesure exacte en laboratoire de la vitesse de la lumière.  Nous savons maintenant  que la vitesse de la lumière est une importante constante fondamentale de la physique, mais pour Foucault l’intérêt était ailleurs: déterminer la distance au Soleil.

« Léon Foucault : sa pensée scientifique et sa personnalité »

Mercredi 16 avril 2014, 18h, café scientifique, librairie dialogues

biographie FoucaultWilliam Tobin est l’auteur d’une biographie abondamment illustrée du physicien français Léon Foucault (1819-1868).  On se souvient de Foucault du fait de sa démonstration de la rotation de la Terre au moyen d’un pendule géant, mais il est également l’auteur du gyroscope et du télescope moderne.  Un des pionniers de la photographie, il a également travaillé comme journaliste scientifique.  Ses articles dans un quotidien parisien de l’époque donnent un aperçu de sa pensée scientifique et de sa personnalité.

La biographie << Léon Foucault–Le miroir et le pendule>> (EDP Sciences, Paris) a reçu le Prix spécial du jury du Prix du livre de l’astronomie–Haute-Maurienne/Vanoise – Festival de l’astronomie 2003.

 

 

Magali Coumert, historienne, le 6 février 2014

« La tradition manuscrite du prologue de la Loi Salique d’après un manuscrit du IXe siècle : enseignement et recherche »

par Magali COUMERT, Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Bretagne Occidentale (UBO)

jeudi 6 février 2014, 10h, amphi Vauban

Recueil de lois des rois francs au Haut Moyen-Age, la Loi Salique remonte probablement au VIe siècle lorsque Clovis (481-511) et ses successeurs immédiats fixent le droit interne du peuple franc et les relations entre individus ayant une autre identité ethnique (Romain ou Barbare). Après avoir précisé que cette Loi Salique est complétée, voire modifiée au cours des siècles qui suivent, Magali COUMERT pose la question de l’intérêt de ce droit « barbare » en Histoire, tant dans l’enseignement que dans la recherche universitaire actuellement. Pour y répondre, elle montre l’apport de cette source à chaque stade du cursus qu’un étudiant peut suivre en Histoire.

Lire la suite

Raphaël Tripier et Nathalie Camus, chimistes, le 31 janvier 2014

« Piéger les cations métalliques, applications en médecine nucléaire »

par Raphaël Tripier, Professeur, et Nathalie Camus, doctorante, Université de Bretagne Occidentale

Vendredi 31 janvier 2014, 14h, amphi Vauban

« L’objectif de notre travail est de développer la synthèse d’agents chélatants, c’est à dire « séquestrant d’ions métalliques » chargés de vectoriser des radionucléides.
Il existe de nombreuses applications en radioimmunothérapie (nouvelle méthode thérapeutique de traitement des cancers par destruction sélective des cellules cancéreuses) ou en immunoscintigraphie des cancers (imagerie médicale permettant la visualisation spécifique de cellules cancéreuses). »

Hélène Harter, historienne, le 17 janvier 2014

« Les villes américaines »

par Hélène Harter, Professeur d’Histoire contemporaine, Université de Rennes 2

Vendredi 17 janvier 2014, 10h, amphi Vauban

Lors du premier recensement de 1790, à peine 5% des Américains étaient des citadins. Cent trente ans plus tard, la majorité d’entre eux résident en ville. Pour reprendre l’expression de Richard Hofstadter : « Les Etats-Unis nés à la campagne se déplaçaient vers la ville ». Ce sont dans les années 1870 à 1920 que les villes américaines ont connu les transformations les plus importantes de leur histoire. La conférence s’est concentrée sur cette période qui correspond à la ville industrielle triomphante. Elle a développé les enjeux politiques et les questions sociétales qui leur sont liées.

Sébastien Rodriguez, astrophysicien, le 2 décembre 2013

« Titan, sœur jumelle de la Terre »

par Sébastien Rodriguez, astrophysicien, Université Paris Diderot – CEA Saclay

lundi 2 décembre 2013, 14h, amphi Vauban

Titan est la plus grande lune de Saturne (5150 km de diamètre – ¾ du diamètre de la planète Mars) et la seule du système solaire avec une atmosphère très épaisse (principalement de l’azote et de méthane) et plongée dans une brume perpétuelle).

Lire la suite

Laurent Desvillettes, mathématicien, le 11 Mars 2013

« Mathématiques et évolution Darwinienne »

Laurent Desvillettes nous a expliqué comment les mathématiques peuvent aider à repondre à certaines questions de biologie théorique, par exemple : « comment des cellules dont le patrimoine génétique est identique peuvent former des tissus très différents, dans le cadre du développement de l’embryon ».
Les mathématiques utilisées restent élémentaires: matrices 2 * 2, fonctions d’une ou deux variables. »

La conférence a eu lieu lundi 11 mars à 15h à l’amphithéâtre Vauban.

Laurent Desvillettes est membre de l’Institut Universitaire de France et professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan.

La page de Laurent Desvillettes